Quels sont les 3 piliers de la RSE ?

Table des matières

Le pilier environnemental : réduire l’impact écologique

Protection des ressources et gestion des déchets

 

Dans le cadre des marchés publics, la maîtrise de la gestion des ressources naturelles et des déchets constitue un levier fort pour répondre aux exigences croissantes en matière de développement durable. Les acheteurs publics attendent désormais des entreprises qu’elles intègrent des pratiques concrètes de réduction de l’empreinte environnementale, notamment en optimisant la consommation d’énergie, en favorisant des matériaux écoresponsables et en anticipant la fin de vie des produits ou des chantiers. Ainsi, la mise en place d’un plan de gestion des déchets devient essentielle pour valoriser les déchets (réemploi, recyclage, économie circulaire), limiter les coûts et assurer la conformité réglementaire.

Au-delà du simple respect des normes, c’est la cohérence entre stratégie environnementale, procédés techniques et traçabilité des actions qui est scrutée. En ce sens, connaître les exigences des critères environnementaux en marché public et anticiper les demandes spécifiques des appels d’offres représente un avantage concurrentiel notable. La capacité à démontrer une logique préventive dans la gestion des déchets, intégrée dès la phase de conception, est souvent valorisée lors des notations techniques.

Intégrer la protection des ressources à la réponse aux marchés permet également de s’aligner sur les orientations stratégiques de la commande publique : économie circulaire, lutte contre le gaspillage, neutralité carbone. À ce titre, le critère Environnemental devient un outil structurant : il aide les entreprises à formaliser non seulement leurs engagements mais aussi les bénéfices environnementaux attendus, apportant ainsi des réponses crédibles et mesurables aux acheteurs publics.

 

Réduction de l’empreinte carbone, sobriété énergétique et numérique

 

Dans le contexte des marchés publics, la réduction de l’empreinte carbone et la mise en œuvre d’une politique de sobriété énergétique ne sont plus seulement des bonnes pratiques, mais des exigences stratégiques intégrées dans les documents de consultation. Les acheteurs publics attendent désormais des entreprises qu’elles démontrent leur capacité à réduire significativement leur consommation énergétique, à privilégier les énergies renouvelables et à limiter les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie des prestations.

Pour se démarquer, une entreprise peut documenter son engagement à travers un bilan carbone à jour, une politique interne de gestion énergétique ou l’intégration de solutions techniques innovantes (mobilité bas-carbone, recours à des équipements à haute performance énergétique, etc.). Dans une logique de transition écologique, ces initiatives doivent être articulées à une stratégie RSE cohérente qui s’inscrit dans les attendus des pouvoirs adjudicateurs et respecte les référentiels en vigueur. Il est alors essentiel de s’appuyer sur les critères environnementaux en marché public pour structurer une réponse solide.

Cet engagement en faveur de la performance énergétique est d’ailleurs souvent intégré dans le critère RSE tel qu’il est évalué dans un appel d’offres public. Un plan concret de réduction des consommations (avec objectifs chiffrés, indicateurs de suivi et reporting), adossé à une culture d’amélioration continue, peut constituer un avantage compétitif décisif. Ainsi, la sobriété énergétique s’impose aujourd’hui comme un véritable marqueur de responsabilité et d’alignement avec les objectifs de neutralité carbone de la commande publique.

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Le pilier social : éthique, inclusion et conditions de travail

Respect des droits humains et dialogue social

 

Dans le cadre des marchés publics, le respect des droits humains et l’encouragement du dialogue social sont devenus des impératifs éthiques et réglementaires que les entreprises ne peuvent plus ignorer. Les acheteurs publics exigent désormais des preuves concrètes d’un engagement actif en faveur de la dignité au travail, de la lutte contre toutes formes de discrimination, ainsi qu’un dialogue soutenu avec les parties prenantes internes, notamment les représentants du personnel. Ce respect ne se limite pas à des déclarations d’intention : il s’incarne dans des politiques RH solides, des processus de prévention des risques psychosociaux ou encore des mécanismes transparents de remontée des alertes.

Le dialogue social constitue en effet un pilier essentiel de la performance globale. Intégrer les collaborateurs dans les processus décisionnels, co-construire des conditions de travail dignes, associer les partenaires sociaux à la mise en œuvre des engagements RSE sont autant de leviers clés qu’attendent les pouvoirs adjudicateurs. Cette approche contribue à renforcer la cohésion interne, à prévenir les conflits sociaux, et à garantir l’exécution fluide des prestations en marché public.

Les pouvoirs adjudicateurs valorisent particulièrement les entreprises capables de démontrer des résultats tangibles, notamment à travers des indicateurs sociaux intégrés à leur réponse RSE—comme le taux de satisfaction des employés, la régularité des consultations sociales ou encore les actions de formation inclusives. Pour poser les bases d’un avantage concurrentiel structurant, il est indispensable de relier ces dimensions humaines aux attendus du critère RSE dans la réponse aux marchés publics, et de les articuler efficacement avec les critères environnementaux quand la dimension sociale et environnementale des marchés converge.

 

Égalité des chances, inclusion et diversité

 

Dans l’univers des marchés publics, l’égalité des chances, l’inclusion et la diversité ne sont plus de simples concepts de responsabilité sociale : ils deviennent des leviers opérationnels incontournables pour accéder à la commande publique. Le cadre réglementaire européen et national pousse désormais les acheteurs publics à intégrer des clauses sociales visant à favoriser l’accès à l’emploi des personnes éloignées du marché du travail, à promouvoir la diversité au sein des équipes et à prévenir toute forme de discrimination dans l’exécution des marchés.

Les entreprises soumissionnaires doivent ainsi démontrer leur capacité à créer des environnements inclusifs et équitables, que ce soit par la mise en œuvre de plans d’action pour l’égalité professionnelle, par la valorisation des parcours d’insertion ou encore par l’engagement auprès de partenaires issus de l’économie sociale et solidaire. Plus qu’un impératif éthique, cette orientation sociale constitue un critère différenciateur dans l’attribution des marchés, à condition de la relier à une stratégie RSE cohérente et mesurable, comme en témoignent les attendus du critère RSE dans la réponse aux appels d’offres.

Les acheteurs publics scrutent également l’impact social des prestations, que ce soit en milieu rural ou urbain, et valorisent les projets qui intègrent pleinement les enjeux de diversité générationnelle, culturelle ou de genre. Pour répondre à ces attentes croissantes, il est essentiel de concevoir une réponse adaptée, intégrant des engagements concrets, mesurables et vérifiables au même titre que les volets environnementaux souvent décrits dans les critères environnementaux en marché public. En ancrant fortement la valeur humaine dans la stratégie de réponse, les entreprises renforcent non seulement leur alignement avec les politiques publiques, mais se positionnent également comme acteurs de transformation sociale durable.

 

Conditions de travail et santé-sécurité

 

La qualité des conditions de travail et la rigueur en matière de santé-sécurité au travail constituent des enjeux majeurs dans l’exécution des marchés publics, tant sur le plan éthique qu’opérationnel. Les acheteurs publics prêtent une attention accrue à ces aspects, car un environnement de travail sain et sécurisé est gage de performance, de pérennité des interventions et de respect des engagements contractuels. Les entreprises doivent donc prouver leur capacité à prévenir les risques professionnels, intégrer les obligations légales (DUERP, formation sécurité, conformité aux normes) et mettre en place une culture structurée de la prévention et du bien-être au travail.

Au-delà de la conformité réglementaire, il s’agit pour l’entreprise de démontrer la mise en œuvre d’actions concrètes : ergonomie des postes, dispositifs de prévention des troubles musculo-squelettiques, accompagnement psychosocial, ou encore dialogue permanent avec les acteurs de terrain. Ces éléments sont aujourd’hui valorisés au même titre que les engagements environnementaux, tels que ceux explicités dans les critères environnementaux en marché public.

Par ailleurs, ce volet santé-sécurité s’inscrit pleinement dans une stratégie RSE alignée avec les attentes des donneurs d’ordres publics. Une entreprise capable de traduire ses engagements en indicateurs clairs (taux d’accidents, actions de formation, audits internes) renforcera ainsi la crédibilité de sa réponse, selon les modalités analysées dans le critère RSE dans la réponse aux appels d’offres. Intégrer des outils de pilotage, favoriser la participation des salariés à l’amélioration continue et garantir des mesures de protection adaptées aux spécificités des chantiers sont autant d’éléments susceptibles de faire la différence en phase d’attribution d’un marché.

Le pilier économique : performance durable et ancrage territorial

Création de valeur responsable et achats durables

 

La logique d’achats durables dans les marchés publics repose désormais sur une vision intégrée de la performance : il ne s’agit plus seulement d’acquérir un bien ou un service au meilleur prix, mais de générer une valeur globale à long terme pour l’ensemble des parties prenantes. Cette création de valeur responsable exige des entreprises soumissionnaires qu’elles adoptent une approche systémique combinant innovation, fiscalité éthique, responsabilité sociétale et ancrage territorial. À travers les outils de la commande publique, les acheteurs jouent un rôle stratégique pour faire émerger une économie plus résiliente, inclusive et bas-carbone.

Pour répondre à cette ambition, une entreprise doit être en mesure de démontrer sa capacité à proposer des prestations génératrices d’externalités positives. Il peut s’agir, par exemple, d’une réduction mesurable de l’empreinte environnementale, de la mobilisation d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, ou d’initiatives favorisant l’emploi local. Ces aspects tangibles doivent être intégrés aux réponses via des indicateurs pertinents, traduisant l’impact social, écologique et économique du projet. Ce positionnement s’inscrit dans les attendus du critère RSE et renforce la lisibilité de la stratégie RSE pour les acheteurs publics.

La réussite réside également dans la capacité à anticiper les attentes exprimées dans les consultations relatives aux critères environnementaux. Une entreprise qui s’aligne sur les orientations des critères environnementaux en marché public – en structurant ses réponses autour de l’économie circulaire, de la neutralité carbone et de la gestion raisonnée des ressources – renforce sa capacité à créer une offre durable différenciante. Cette approche proactive devient un ciment stratégique entre compétitivité économique, impact sociétal et responsabilité écologique : trois leviers désormais indissociables dans la commande publique responsable.

 

Relations avec les parties prenantes et gouvernance

 

Dans le cadre des marchés publics, les entreprises sont de plus en plus évaluées sur la qualité de leur gouvernance et la manière dont elles dialoguent avec leurs parties prenantes. Cette gouvernance responsable ne se limite pas à des mécanismes internes de pilotage : elle reflète l’engagement global d’une organisation à tenir compte des attentes de toutes les parties concernées — collaborateurs, clients, fournisseurs, collectivités, partenaires institutionnels — dans la conception et la mise en œuvre de ses projets. La commande publique valorise désormais les structures capables de démontrer une approche participative et transparente dans leur fonctionnement, conjuguée à une capacité avérée à identifier et gérer les risques sociétaux, environnementaux et éthiques.

Une gouvernance efficace dans les appels d’offres publics suppose ainsi l’utilisation d’outils formels (cartographie des parties prenantes, comités de suivi, dispositifs d’alerte éthique) et l’intégration systématique des retours de terrain pour adapter les solutions proposées. L’adhésion des acteurs internes et externes à la stratégie RSE constitue alors un facteur différenciateur, renforçant la crédibilité et la solidité de la réponse. Ces pratiques doivent être en cohérence avec les engagements pris sur les critères environnementaux, en traduisant une gouvernance construite sur la redevabilité, la transparence et le dialogue.

De plus, les acheteurs publics attendent des preuves tangibles de cette gouvernance dans les réponses commerciales : existence d’un comité RSE, certifications de conformité (ISO 26000, SA8000), politiques d’achats responsables ou encore engagement auprès de coalitions sectorielles. La prise en compte des parties prenantes tout au long du cycle de vie du marché, depuis la conception jusqu’au bilan post-exécution, devient dès lors une exigence stratégique, autant qu’un gage de performance globale.

 

Liste d’exemples de bonnes pratiques économiques en rse

 

Adopter une démarche RSE solide ne se résume pas à répondre aux enjeux environnementaux ou sociaux : le pilier économique joue un rôle central, en particulier dans le cadre des marchés publics, où la création de valeur durable et responsable est scrutée de près. Voici une liste structurée de bonnes pratiques économiques pouvant démontrer la maturité d’une entreprise face aux attentes des acheteurs publics :

  • Politique d’achats responsables : sélection de fournisseurs engagés dans la RSE, contractualisation éthique, soutien aux filières locales ou circulaires, avec reporting intégré dans la réponse au marché.
  • Ancrage territorial : valorisation de la relocalisation des activités, recours à des sous-traitants locaux, engagement dans des projets d’économie de proximité, favorisant l’emploi dans les bassins moins dynamiques.
  • Innovation frugale : développement de solutions alliant performance et sobriété, réduction des coûts par des démarches agiles, sans compromettre l’impact social/environnemental du service.
  • Mesure des externalités positives : mise en place d’indicateurs quantifiant les bénéfices sociaux et écologiques du projet, en lien avec les engagements du critère RSE.
  • Répartition équitable de la valeur : transparence de la marge, juste rémunération dans la chaîne de production, lutte contre l’évasion ou l’optimisation fiscale.
  • Politique d’investissement responsable : réinvestissement d’une part des bénéfices dans des programmes à impact (économie sociale et solidaire, formation, décarbonation).

En intégrant ces leviers dans la réponse à un appel d’offres, les entreprises renforcent leur attractivité et répondent aux critères croisés des dimensions RSE et environnementales. Ces bonnes pratiques économiques participent directement à l’efficacité globale projetée dans le cycle de vie d’un marché, tout en consolidant la résilience financière des opérateurs économiques. Elles incarnent également la déclinaison concrète d’une politique de performance multidimensionnelle, véritablement attendue dans la commande publique actuelle.

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La rse dans le contexte des marchés publics

Rse : une responsabilité sociétale encadrée

 

Dans le contexte des marchés publics, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ne se limite plus à une simple démarche volontaire : elle devient un critère encadré, intégré activement dans les appels d’offres et évalué de manière formalisée par les acheteurs publics. Les entreprises soumissionnaires sont désormais incitées, voire obligées, à démontrer leur engagement concret sur des thématiques telles que la réduction de l’empreinte carbone, la lutte contre les discriminations, ou encore le développement local. Cette formalisation est renforcée par une réglementation en constante évolution, qui vise à favoriser les acteurs économiques les plus respectueux de l’intérêt général. Pour répondre efficacement à ces exigences, il est crucial d’intégrer dans sa stratégie une approche RSE structurée et documentée. À ce titre, bien connaître les critères environnementaux utilisés dans les marchés publics ainsi que les attendus du critère RSE dans une réponse à un appel d’offres devient un levier de réussite incontournable. La RSE n’est plus un argument de communication : c’est un véritable outil de compétitivité dans le secteur public.

Le mot Odialis : Attention, les critères RSE dans les marchés publics doivent être en rapport avec l’objet du marché.

 

Les attentes croissantes des pouvoirs adjudicateurs

 

Dans un contexte où les marchés publics jouent un rôle de levier pour une économie plus responsable, les pouvoirs adjudicateurs affirment aujourd’hui des attentes de plus en plus élevées à l’égard des sociétés candidates. Ces attentes ne se limitent plus à la seule capacité technique ou financière : elles englobent désormais des dimensions environnementales, sociales et éthiques, en ligne avec les grands engagements politiques et réglementaires de développement durable.

Concrètement, les acheteurs publics évaluent avec rigueur non seulement la qualité des prestations proposées, mais aussi la cohérence entre les engagements RSE affichés et les actions réellement mises en œuvre. Ainsi, une entreprise qui réussit à traduire sa stratégie RSE en indicateurs concrets, vérifiables et en mesures opérationnelles sera mieux positionnée face à ses concurrents. Cette évolution oblige les soumissionnaires à structurer leur réponse au-delà des critères classiques, en intégrant pleinement les exigences en matière de transition écologique et d’inclusion sociale.

Pour répondre à cette montée en puissance des contraintes non financières, il est essentiel de maîtriser les critères environnementaux en marché public, ainsi que les ressorts du critère RSE. Adopter une démarche proactive, construire des partenariats avec des structures de l’économie sociale et solidaire, ou encore valoriser des solutions bas-carbone devient un véritable différenciateur dans les appels d’offres publics.

 

Liste des obligations RSE liées aux marchés publics

 

Dans le cadre des marchés publics, les entreprises ne peuvent plus ignorer les nombreuses obligations RSE qui leur incombent. Ces obligations sont directement issues des engagements de l’État en matière de transition écologique, de justice sociale et de gouvernance responsable, et sont désormais intégrées dans le processus d’achat public à travers des dispositifs législatifs et réglementaires précis.

  • Obligation d’intégration de critères environnementaux : depuis la loi Climat et Résilience, les acheteurs publics ont l’obligation d’intégrer des critères environnementaux dans l’ensemble des marchés, afin de favoriser des pratiques plus durables. Pour en comprendre les modalités, il est utile de consulter les critères environnementaux en marché public.
  • Inclusion sociale et clauses sociales : les entreprises sont tenues de favoriser l’insertion de publics éloignés de l’emploi ou de recourir à des structures de l’économie sociale et solidaire dans l’exécution du marché.
  • Obligation de lutter contre les discriminations : la non-discrimination et la promotion de l’égalité sont des principes fondamentaux dans l’attribution et l’exécution des marchés publics.
  • Suivi des engagements RSE par les pouvoirs adjudicateurs : les soumissionnaires doivent être en mesure de prouver les résultats de leurs engagements à travers des indicateurs précis et des rapports de suivi.
  • Respect des obligations réglementaires spécifiques au secteur d’activité : certaines filières sont soumises à des obligations particulières, comme la gestion des déchets ou le recours à des matériaux biosourcés.

Face à ces obligations multiples, il devient indispensable d’anticiper et de structurer sa réponse en intégrant des données précises, cohérentes et conformes aux attentes des acheteurs. Loin d’être un simple exercice de style, la prise en compte du critère RSE dans les appels d’offres devient un véritable levier de performance et peut faire la différence au moment de l’attribution. Pour aller plus loin, retrouvez les exigences détaillées sur le critère RSE dans la réponse aux appels d’offres.

Levier de compétitivité : pourquoi la rse devient indispensable dans les achats publics

Stratégie durable et avantage concurrentiel

 

Dans le secteur des marchés publics, adopter une stratégie durable structurée ne relève plus d’un simple engagement volontaire mais devient un véritable facteur différenciateur. Les entreprises sont désormais appelées à démontrer la cohérence entre leurs engagements RSE – environnementaux, sociaux et économiques – et leur capacité d’exécution dans une perspective de performance à long terme. Une stratégie RSE intégrée, documentée et articulée autour d’objectifs mesurables renforce considérablement la légitimité d’une candidature face à des appels d’offres de plus en plus exigeants.

Construire un avantage concurrentiel durable, dans ce contexte, c’est savoir produire des offres qui répondent simultanément aux attentes économiques des acheteurs et aux exigences réglementaires de durabilité. Maîtriser les critères environnementaux en lien avec la transition écologique ou encore les attendus précisés dans le critère RSE permet ainsi aux entreprises de se positionner en amont comme partenaires de confiance. Ce positionnement stratégique améliore non seulement les chances de l’entreprise lors de la sélection, mais renforce également sa capacité à exécuter avec impact les obligations imposées par le marché.

Enfin, la stratégie durable devient un levier de transformation interne, favorisant l’innovation, la fiabilisation des filières, et la création de valeurs partagées avec les parties prenantes. En conjuguant transparence, anticipation des risques et développement de solutions responsables, les opérateurs renforcent leur compétitivité dans un environnement de plus en plus normé. La durabilité ne relève donc pas de l’accessoire, mais bien du cœur de la valeur perçue dans la commande publique.

 

Évolutions réglementaires et devoir de vigilance

 

Le cadre législatif encadrant la commande publique évolue rapidement, plaçant les entreprises face à une nouvelle exigence : le devoir de vigilance. Initialement prévu pour les grandes entreprises via la loi éponyme de 2017, ce principe irrigue désormais les marchés publics à travers des clauses et critères croissants autour de la traçabilité des pratiques, de la prévention des risques environnementaux et sociaux, et de la transparence des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, les opérateurs économiques doivent démontrer une maîtrise accrue de leurs impacts directs et indirects, et intégrer dans leurs offres une logique de prévention continue — à tous les niveaux du cycle de vie du marché.

Cette évolution réglementaire s’inscrit dans la volonté de l’État et des collectivités de promouvoir une commande publique responsable, en cohérence avec les objectifs climatiques européens, le plan national d’action pour des achats durables (PNAAD), et la directive CSRD. Pour les entreprises candidate aux appels d’offres, cela implique de renforcer leur capacité à identifier et gérer les risques (corruption, atteintes aux droits humains, dégradations environnementales), de structurer des plans de vigilance crédibles et de mobiliser des indicateurs vérifiables pour suivre l’exécution et le respect des engagements contractuels.

Ce tournant fait du devoir de vigilance un facteur de différenciation stratégique : il valorise les entreprises dotées d’une gouvernance rigoureuse, d’une chaîne de valeur éthique, et d’une stratégie clairement articulée autour des critères RSE et environnementaux. Anticiper ces évolutions permet de répondre aux appels d’offres avec rigueur et conformité, tout en consolidant la robustesse de sa démarche RSE. Ainsi, loin d’être une contrainte, le devoir de vigilance devient un marqueur de professionnalisme recherché dans les réponses aux marchés publics d’aujourd’hui et de demain.

Source : https://fse.gouv.fr/les-achats-responsables & https://richeravocats.fr/des-criteres-rse-cest-bien-des-criteres-rse-en-lien-avec-lobjet-du-marche-cest-mieux/

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